Est-ce que le NFC consomme beaucoup de batterie ?

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Les smartphones modernes regorgent de fonctionnalités supplémentaires, mais les avancées dans la recherche sur les batteries sont plus lentes. Cela conduit souvent les utilisateurs à devoir recharger leurs appareils plus fréquemment. Il n'est donc pas surprenant de trouver de nombreux conseils sur Internet pour économiser la batterie, y compris des recommandations pour désactiver la fonction NFC. Cependant, désactiver le NFC n'est pas nécessaire car des mécanismes intelligents assurent que cette technologie ne soit pas un gouffre énergétique.

Comment la consommation d'énergie est-elle réduite ?

La puce NFC à l'intérieur du smartphone scanne régulièrement son environnement pour détecter les tags NFC à proximité. Pour ce faire, la puce doit être active, ce qui est la raison pour laquelle on pense que la fonction NFC consomme beaucoup d'énergie. Toutefois, la puce NFC est en fait en quelque sorte en mode veille et ne scanne son environnement que 10 fois par seconde. Cette fréquence est suffisante pour identifier rapidement les partenaires de connexion NFC potentiels tout en économisant beaucoup d'énergie. De plus, le simple balayage de l'environnement ne nécessite pas autant d'énergie que l'établissement d'une connexion avec un dispositif NFC. Les données étant transférées très rapidement via NFC, une puce NFC n'a besoin de fournir de l'énergie que pour de très courts laps de temps lors de l'établissement d'une connexion. Même connectée à un autre dispositif, la technologie NFC est beaucoup plus économe en énergie que des technologies similaires telles que le Bluetooth ou le RFID.

Bien sûr, les puces Bluetooth et RFID essaient également de réduire la consommation de la batterie avec des mécanismes similaires. Cependant, il existe des différences importantes entre le NFC et d'autres technologies de transmission de données. Par exemple, le Bluetooth et le RFID ont une portée nettement plus grande que le NFC (plusieurs mètres contre 10 cm), ce qui signifie que ces technologies consomment déjà plus d'énergie rien qu'en scannant leur environnement.

Explication technique

Selon la documentation d'un circuit intégré NFC typique (NXP MFRC522), les puces NFC consomment environ 40 mA en mode actif lors de la lecture ou de l'écriture de tags NFC. Cependant, les puces NFC sont rarement en mode actif car même les puces avec une capacité mémoire plus élevée, comme le NTAG 216, sont lues et écrites en moins d'une seconde. Cela signifie que les puces NFC passent beaucoup de temps en mode veille. En mode veille, les puces NFC ne consomment qu'entre 3 et 5 mA. Si le mode d'économie d'énergie est activé, la consommation d'énergie est encore plus basse (5 micro-ampères).

En comparaison avec le Bluetooth, le NFC est une norme de transmission de données plus économe en énergie. Alors que les puces Bluetooth Low Energy récentes consomment environ 15 mA, la consommation d'énergie d'une puce Bluetooth typique est deux fois plus élevée. Cela signifie que les puces NFC (5 mA) consomment trois fois moins d'énergie que les puces Bluetooth Low Energy (15 mA) et même six fois moins que les puces Bluetooth (30 mA).

De plus, les fonctionnalités NFC sont de plus en plus souvent intégrées dans des chipsets combinés. Par exemple, le Toshiba TC35670 combine les fonctionnalités NFC et Bluetooth dans une seule puce. Ainsi, le potentiel d'économie d'énergie du NFC est encore amélioré, car une seule puce combinée doit être alimentée. Le fabricant populaire de puces pour smartphones Broadcom favorise également l'intégration du NFC dans le chip principal.